theatre_des_relations
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+ peinture + Amy Sol
Allez, puisque c'est ainsi, je vous mets des peintures de Amy Sol: 


( à croire qu'Audrey Kawasaki a lancé la mode de la peinture sur bois )
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équilibre
Une femme habillée en bleu a les poignets attachés à ses pieds, dans
une position à genou. Les artères de son coeur sortent de sa poitrine
et sont tendues par un pied de perfusion, qui sert de structure de
potence. Les organes de son coeur étrangle un homme habillé d’un
pantalon marron aubergine et d’une chemise rayée légèrement rose écru,
lui même également attaché aux mains et aux pieds par un lien rouge de
même nature que celui qui lie la femme. Ces liens rouges se croisent et
se recroisent en des formes serpentines pour s’unir dans une coupe
dorée, en formant par ses courbes une forme de coeur. Sur cette coupe,
on peut lire l’inscription “graal”. Des gouttes rouge sang jaillissent
d’elle ainsi que le pied de perfusion, structure de torture qui fait à
la fois potence et qui maintient en survie l’homme pendu par une poche
d’oxygène et un tuyau.
Derrière ce pied de perfusion on aperçoit une balance équilibrée. Ses
plateaux sont à la même hauteur , au niveau des auréoles des deux
personnages.
En arrière plan, en bas de la toile on distingue un podium. Sur la
première place est située la coupe dorée. Ce podium représenté en
applat rose layette se termine en coulée de peinture, comme une forme
non finie et rapelle les coulures de peintures qui cadrent la toile sur
le haut gauche et droite. A gauche et à doite, au dessus de la tête des
personnages sont représentés des auréoles, violette pour la femme
eviscérée à gauche et jaune pour l’homme pendu à droite.
On aperçoit en fond une forme de lune se démarquant sur le gris clair,
au dessus et presque derrière la balance. Sur le podium, on aperçoit
également aux croisements des liens rouges, des symboles: un carré et
une lune. Le fond extérieur est blanc.
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balance
Cette toile parle de l’illusion à vouloir atteindre un état équitable
entre le personnage féminin et le personnage masculin. Pour maintenir
cet équilibre, paradoxalement, chacun des deux personnage aspire à un
état de pureté, comme pour purifier son karma, de sainteté (représenté
par l’auréole), de désir de perfection . Ainsi ils s’affrontent dans un
concours pour atteindre la meilleure position (ce que symbolise le
podium). Mais la recherche de l’équilibre, de l’égalité amène une
situation de deséquilibre, où le personnage masculin est suspendu,
balancé dans le vide, par les organes arrachés au coeur de la femme. La
souffrance de l’un maintient et dépend de la souffrance de l’autre.
Celà signifie tout simplement que la volonté d’être parfait pour
l’autre amène des situations inconfortables où chacun souffre et se
retrouve dans une situation bloquée, figée, comme en “équilibre” sur un
fil.
serpent
Ce qui unit ces deux personnages est ce fil d’équilibre qui les lie et
les ligotent. Cet attachement à l’autre les maintient dans
l’impossibilité d’agir. Pourtant ce lien aspire à l’Harmonie et à la
transcendance. Il prend la forme du serpent tentateur, que certain
nomme Lilith ou encore la Lune Noire, enroulé à l’arbre de la
Connaissance dans la genèse. Les liens rouges sont comme le
serpent de Mercure. Tout comme celui entourant l’arbre du dieu Esculape
de la médecine, le serpent est un animal venant du monde souterrain ,
appartenant à l’intérieur de la Matrice Terre et déambulant vers le
monde de la surface, tel Hermès, psychopome, messager du monde des
morts (sous terrain) aux mondes des vivants (de la surface). Hermès
était attribué au dieu égyptien Thot à tête d’Ibis, représentant lui
même le symbole de transcendance. Le caducé du dieu grec Hermès possède
des ailes, symbolisant ainsi le passage vers le monde céleste.
Ce symbole des deux serpents s’enroulant sur eux même est également
présent dans la mythologie hindouiste, avec les nagas (serpents) que
l’on utlise pour représenter la montée énergétiques traversant les sept
shakras principaux. On imagine que le corps renferme une énergie
symbolisée par un serpent enroulé, qui se déploie lors de l’Eveil.
Cette énergie s’apelle la kundalini. C’est pourquoi est dessiné un
carré, symbole du premier shakra et une lune, pour le deuxième shakra.
Le quatrième shakra étant celui du coeur, le lien rouge forme un coeur,
qui se joint dans la calice dorée. La montée de la kundalini continue
avec le tuyau s’enroulant autour du pied de perfusion jusqu’au shakra
couronne, au centre de la balance.
graal
Le serpent porte le symbole de la transcendence tout comme le Graal. La
quête du Graal symbolise une recherche intérieure en vue d’une certaine
évolution spirituelle. Tout comme la recherche alchimique de la
transformation du métal en or, dans un creuset qui rapelle l’idée du
Graal. Il s’agit donc de transformer son état matériel en état
spirituel. Le sang du Christ se transforme d’ailleurs en vin, un
alcool, appelé aussi spiritueux. Il s’agit bien là d’une montée vers le
Ciel, tel le rituel de l’élevation du calice pendant la messe. (image
page 143) L’utilisation du symbole du Gral dans cette toile renforce
l’idée de la quête à la perfection des deux personnages. Une quête
iraisonnée et aveugle, où la seule véritable issue est la souffance, à
moins de ne pas se mettre en dualité pour pouvoir enfin atteindre une
délivrance par l’unité. Elle a la même signification que les auréoles,
avec cette notion de recherche de mérite: “tu es parfait avec ton
auréole, te voilà champion avec ta médaille, avec ta coupe”. Mais celà
n’est qu’un titre et se situe bien loin de l’humilité nécessaire à
l’idée d’Harmonie. Cette coupe contient du sang, de la souffrance. Elle
fait croire que l’on peut créer en la possédant l’image du Surhomme
nietschéen. Pourtant ce moyen presque matérialiste s’apparente à la
tour de Babel et de sa chute. La naïveté des hommes voulant atteindre
Dieu par des moyens matériels est expliquée dans l’arcane du tarot: la
Tour Dieu. Cette carte mets en garde sur les moyens mis en place pour
obtenir des choses trop ambitieuses, qui amènenent généralement à
l’échec, la chute, ou la souffrance. Cette carte montre une tour sur le
point de s’effondrer. Elle tient en équilibre, tout comme le couple de
cette toile mais se prépare à la chute si l’on ne change pas nos
intentions.
podium
Cette volonté d’aller plus haut par des moyens matériels, comme par la
construction de la tour de Babel, est représentée par le podium, qui
mène à ce Graal imaginaire. Le mot équilibre est ambiguë, car le soucis
d’équilibre mène à un état de déséquilibre. L’équilibre, l’équité est
contraire à cette notion de recherche de perfection, où l’un ferait
plus d’effort que l’autre. Egalement, le mot balance, peut évoquer la
balance (justice) pesant les âmes (les auréoles qui sont sur les
plateaux) et peut évoquer le fait qu’on est balancé (en déséquilibre,
ici le pendu “balance” dans le vide).
L’équilibre est également “ce qui est maintenu”, tout comme la
perfusion qui maintient l’homme en vie. Il le maintient également en
souffrance. Ce qui est maintenu, figé, est en tension, tout comme les
organes tendus de la femme.
Le podium est représenté en applat, sa base est en coulure, comme pour
signifier l’effet descendant, de chute, mais aussi pour évoquer son
caractère flottant, évanescent, illusoire.
lien
Les personnages sont volontairement représentés dans une imagerie
sadomasochiste et bondage pour évoquer leur souffrance et leurs liens.
Ce sont la nature de leur lien qui les torturent. Le coeur déchiré de
la femme étrangle son amant. Tous ces liens et rapports s’enchevètrent
et se mélangent pour créer une structure confuse et emmélée traduisant
bien de la complexité des liens amoureux.
On retrouve des étoiles qui sont des clins d’oeil au kitsch et à la
dérision. La lune renvoie au bindi de la déesse hindoue de la
destruction Kali, c’est son tika, sa couronne, c’est la lune du mantra
“aum”, que l’on peut également associer au croissant du drapeau
musulman. (Osho Rajneesh, Le sutra du diamant, chapître 5). Cette lune
est comme le troisième oeil de Kali, que l’on retrouve représenté dans
le centre de la balance, c’est aussi le symbole du Soleil, créateur et
rayonnant, l’omniscience de Dieu.
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illustrateurs japonais
L’illustrations japonaises ayant pour fond l’horreur va surement de
paire avec les mythes et légendes du folklore japonais, on retrouve des
estampes illustrant d’horribles scènes ou démons, samouraïs ou femmes
se voient torturées. Cette tradition d’estampe influence jusqu’à
aujourd’hui de nombreux artistes contempoans japonais influençants à
leur tour d’autres artistes internationaux.
Tsukioka Yoshitoshi (1839-92) is the original badass of Japanese art.
Aujourd’hui ce sont plutôt Suehiro Maruo, Kazuichi Hanawa, and
Yoshitoshi (cf A collection of gruesome stuff) qui continuent de nous
offrir ce genre graphique, repris dans le manga.
Saeki et Takabatake (années 20 30) ont probablement influencé Maruo.
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Lowbrow
"littérature médiocre pour la vulgate peu
cultivée"
Peut-on parler d'une réappropriation artistique de la culture de masse, dans les tendances actuelles?
Un peu plus d'information sur la culture de masse.
Culture Lowbrow dans le magazine Juxtapoz.
Quelques illustrateurs issues du pop suréalisme et du Lowbrow.
Bibliographies:
-Gans Herbert, Popular Culture and High Culture. An Analysis and Evaluation of Taste, New
York, Basic Books, 1974.
-Lasch Christopher, Culture de masse ou culture populaire, trad. de l'anglais par Frédéric Joly,
Paris, Climats, 2001.
-Levine Lawrence W., Highbrow/Lowbrow. The Emergence of Cultural Hierarchy in America,
Harvard Univ. Press, 1988.
-Prochasson Christophe, «De la culture des foules à la culture des masses», in A. Burguière et
J, Revel (dir.), Histoire de la France, Choix culturels et mémoire, Seuil, 1993 (1991), pp. 183-
232.
Dans ce que l'on qualfie de Lowbrow Art, on retrouve principalement des
références aux Cartoons, aux films d'horreurs, gore, trash, aux séries
B, au rockstar des 70's, à la culture provocatrice automobile
américaine ainsi que toutes les icônes les représentant (Elvis, James
Dean,...). On évoque les noms de Ed "Big Dady" Roth et Robert Williams
dans les anées 60 comme acteurs du Lowbrow.
Personnellement, je n'ai que peu d'affinités avec ce style, néanmoins,
sa réinterprétation contemporaine m'attire d'avantage (Mark Ryden,...)
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+signe+ Le coeur
Frida Kahlo
Le coeur est un élément récurent dans ce qu'on pourrait appeler le pop
surréalisme (référence au livre), peinture contemporaine entre
graphismes pop kitsch etc,...
On le trouve notemment dans les icônes religieuses, représentant l'Amour rayonnant du Christ ...
Le kitsch a rapidement repris les représentations religieuses. On
pourait expliquer cela par le fait que la religion s'est vu transféré
l'adoration du sacré sur l'adoration de l'objet. Ce qui se révèle par
le fait d'offrir davantage d'objets de cultes que du culte en lui même.
Car ne l'oublions pas, la religion se place en tête du merchandising.
De cette production à la chaine d'objets de culte, témoignage d'une
religion réifiée, se crée une culture populaire dont les signes sont
ces objets eux mêmes.
Comme de nombreuses références populaires, artefacts industriels, de
manufactures rapides et à faible coût, le kitsch s'est réaproprié ces
éléments picturaux.
Dans la culture "body modification" et "tatouage" plus
particulièrement, les personnages divins sont omniprésents, et le coeur
un éléments récurents, il en va de même pour la croix ("medical",
faisant d'ailleurs un lien entre le religieux (croix templière) et la
médecine avec son folklore "infirmière" etc,...).
Trevor Brown, Mark Ryden, Junko Mizuno, Franco B. sont tous autant
d'artistes contemporains utilisant ce symbole. Je procèderai bientôt à
une recherche plus profonde sur la présence du coeur dans la culture
"artistico-underground", sous culture pop et trash.
Pour le moment, voici quelques peintures à l'huile de Frida Kahlo:
Two Frida
Autoritratto col dottor Farill
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+ peinture + Antony Micallef
Mon chouchou...
Le style "styliste" me séduit beaucoup. Les thèmes sont totalement en résonnance avec mes propres préoccupations,...
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+ peinture + Andrew Esao
Je n'aime pas tout, l'influence "bd" lui donne presque un aspect
vieillot qui me dérange (manque d'originalité, déjà vu, etc,...).
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